Tous les soleils

Tous les soleils est résolument un feel good movie, en témoigne le making-of dansant de l’ensemble du casting/production sur le titre Kilo d’orange (voir vidéo en fin d’article).

Du début à la fin du film on rit des situations, des dialogues, pour passer ensuite à des séquences d’émotions, comme sait si bien les raconter Philippe Claudel. Et au moment où ça pourrait verser dans le larmoyant une séquence loufoque vient bousculer tout ça pour nous faire à nouveau éclater de rire grâce à une galerie de personnage pleine de contraste.

Alessandro (Stefano Accorsi) est professeur de musique baroque et élève seul sa fille de 15 ans, Irina. Il a perdu sa femme quatre mois après la naissance de sa fille dans un accident de voiture. Depuis, il n’a jamais retrouvé quelqu’un qui prendrait la place de la disparue.

Mais il n’est pas malheureux pour autant, entouré de tous ces amis, de son groupe de chant, de ses élèves, disponible aussi pour faire la lecture bénévolement dans une unité de soin palliatif. Et puis Irina découvre les premiers flirts, les premières révoltes, les premières manifs.

Et surtout il y a Crampone, son doux dingue de frère qui a décidé de s’installer chez lui depuis que Berlusconi est arrivé au pouvoir. Il refuse de travailler, de gagner de l’argent pour sa peinture, de parler italien, de sortir de l’appartement tant que Berlusconi n’aura pas quitté le pouvoir.

L’idée du film est née tandis que Philippe Claudel écoutait des « tarentelles »: musiques populaires et sans âge du sud de L’Italie auxquelles on attribuait des pouvoirs magiques.

Selon la tradition, cette musique était censée guérir les gens qui s’étaient fait piquer par une tarentule, et remettre un peu de vie à l’intérieur des cœurs abattus. « Il y a une telle magie dans cette musique, un côté tellement charnel, sensible et humain. Les Tarentelles recouvrent toutes les émotions : la joie, la tristesse, la sérénité, l’allégresse… Cette musique m’a inspiré assez vite un personnage de professeur de musique baroque qui vit à Strasbourg, »raconte le réalisateur.

Philippe Claudel tisse une ode à la vie, célébrant les copains, le goût du vin et de la littérature, la passion de la musique.



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