Il est revenu : retour raté ?

Les générations des années 80-90 se souviennent forcement de ce personnage effrayant que l’on découvrait dans un téléfilm en deux parties sur M6 et qui nous faisaient quelques petites frayeurs.

Petit souvenir télévisuel de « Il est Revenu » ou « Ça« 

Presque 30 ans après sa création sur le petit écran, le clown Pennywise a les honneurs du grand écran, et chose rare, il s’agit de sa première adaptation cinématographique.

Forcement le remake est attendu au tournant. Sera t-il aussi effrayant, aussi marquant que son ainé ?

La réponse est OUI, mais il s’en est fallu de peu pour que le film se plante.

La version 2017 bénéficie, bien évidement, des codes propres aux films actuels d’épouvante et en ça, on est pas forcement surpris. On n’a pas spécialement peur, mais on sursaute beaucoup, on rit aussi. Le film est efficace et ne se contente pas de refaire un copié/collé du téléfilm.

Cette nouvelle mouture est beaucoup plus proche du livre que ne l’était le téléfilm et rien que pour ça, le film est une réussite puisque certains aspects important de l’histoire avaient été gommé.

Alors on redécouvre avec un certain plaisir les aventures des « ratés » pour combattre le clown maléfique, mais ça s’arrête là.

Demandez à n’importe quel adulte qui a vu le téléfilm, et il vous parlera du clown pervers, de l’oppression que l’on pouvait ressentir lorsqu’il apparaissait à l’écran. La première version du clown portée par Tim Curry était effrayante puisqu’on avait plus à faire à un clown « humain » qu’à un clown « créature », qui est pourtant la version du livre.

Même si avec cette version 2017, on revient aux origines du clown. J’ai moins été convaincu par la performance de l’acteur suédois Bill Skarsgard que par celle de Tim Curry.

Souvenez vous dans le téléfilm, chaque apparition du clown Pennywise, était accompagné d’une musique  malsaine de fête foraine qui renforçait nos émotions.

En 2017, Pennywise est effrayant mais il faut attendre les dernières minutes du film pour retrouver son côté malfaisant. Et c’est précisément cette caractéristique qui m’a manqué dans le film.

Vous l’aurez compris, le film n’est pas raté, mais il aurait gagné en profondeur en gardant un Pennywise dérangeant, pervert et pas uniquement effrayant.

Qu’on se rassure, la deuxième partie (prévue en septembre 2019) fera sans doute la rectification pour s’assurer d’un succès au vu des critiques dithyrambique de cette version.



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