Paper : l’application Facebook oubliée

L’application Paper fait partie de la catégorie des oubliées (et probablement ma préférée de toutes les applications avec Alto Mail). Ne cherchez pas Paper dans un quelconque store, Facebook l’a arrêté en 2014. Pourtant Facebook la lance en grande pompe à l’occasion de son 10ème anniversaire. Paper était tout simplement une version plus design de Facebook qui offrait une meilleure visibilité aux posts et surtout offrait une expérience tactile autre que le scrolling.  L’ergonomie est semblable à l’application Flipboard qui propose un journal personnalisé qui fait la part belle aux images. L’application est lancée en grande pompe, d’abord aux Etats Unis et puis … c’est tout. Il n’y a pas eu de vraie raison officielle, autre que cette déclaration : « Notre objectif avec Paper était d’explorer des éléments de design immersifs et interactifs pour la lecture et l’interaction avec le contenu de Facebook. Nous savons que toutes les fonctionnalités que vous adorez n’ont pas été portées sur Facebook, mais nous espérons que vous remarquerez les améliorations qui sont issues de Paper » La vraie raison s’appelle tout simplement : Messenger de Facebook. Et oui il y a quelques années, Messenger était directement intégré à l’application Facebook et le géant américain a décidé d’en faire une application autonome qui a fait ragé plus d’un utilisateur qui se voyait dans l’obligation de télécharger l’application pour pouvoir continuer ses conversations. A ce moment précis devant la fronde des utilisateurs, Facebook enfonce le clou en martelant que Messenger se veut une messagerie indépendante qui gagnera en fonctionnalités dans le temps . Quelques années plus tard, force est de constater que la messagerie n’a pas spécialement évolué, contrairement à WhatsApp d’ailleurs racheté par la société de Mark Zuckerberg. Face à la fronde des utilisateurs (voir ce petit reportage), Paper est adopté en masse afin de pouvoir bénéficier de Facebook et de sa messagerie dédié dans une seule application. Les utilisateurs n’hésitent pas à créer un compte américain pour profiter de l’application et ainsi centraliser Facebook et Messenger. Il est dommage que les bonnes idées concrètes aient été sacrifiés pour des raisons obscures. Paper a rejoint malgré elle, le cimetière des applications indispensable mais trop avant gardiste ou trop parfaite.
On peut toujours espéré d’ici quelques temps un revival puisque malgré une installation indispensable dans le quotidien des internautes, un constat s’impose : Facebook vieillit mal. Le réseau social n’a pas vu de réelles révolutions, tant sur l’aspect graphique que sur le fonctionnel. Et ça n’est pas le dernier scandale Cambridge Analytica qui a vu le détournement des données de 50 millions d’utilisateurs du réseau social pour créer un programme permettant d’influencer les électeurs américains lors des dernières présidentielles américaines, qui va arranger la réputation de Facebook. Le début de la fin  ? L’avenir nous le dira

Les commentaires sont fermés.

%d blogueurs aiment cette page :