Looking

La série Looking s’est achevé durant l’été 2016 avec un film de 90 minutes diffusé sur la chaine américaine HBO.

Looking à la syndrome de la série qui est autant aimé que détesté. Pour les fans de la série, elle décrivait parfaitement la vie des protagonistes. Pour les haters, elle était ennuyeuse, sans saveur.

Looking est surtout victime de sa normalité. A la limite du style emprunté par le reportage, il s’agit  d’une série qui s’ancre dans le quotidien ordinaire. Et force de constater que les séries qui flirtent avec la normalité ordinaire ne font pas long feu.

Andrew Haigh (un des créateurs de la série) est connu pour sa filmographie indépendante et Looking bénéficie du même traitement de l’image, de la même narration. Andrew Haigh sait filmé l’ordinaire, c’est sa marque de fabrique. Looking peut logiquement être désigné comme une série issue du cinéma d’auteur.

Là où certain journalistes n’y ont vu qu’un ramassis de clichés, je les invite à visiter San Francisco puisque pour ma part, j’y a retrouvé l’exact reflet de ce que j’ai pu voir dans la série. D’autres ce sont attardé sur le côté « trop blanc » qu’on peut y voir mais qui est là (encore) le reflet de la ville, n’en déplaise à ceux et celles qui fantasme une grande comme San Francisco.

Alors après avoir introduit et contextualiser Looking il est tant de vous la présenter.

Looking raconte l’histoire de trois homosexuels de San Francisco. Tout au long de la série on suivra la quête, la recherche continue (une traduction de LOOKING ?) du bonheur, que ce soit dans le couple, dans la sexualité, dans les amitiés mais aussi professionnel.

Il y a Patrick qui est LE personnage central de la série, le blanc lambda qui travaille dans une société de jeux vidéos et qui souhaite connaitre le grand amour.

Il y a Dom, le quarantenaire du trio qui constate le temps qui passe et se dit qu’il serait temps de se construire sur le plan professionnel mais aussi personnel.

Il y a Augustin qui est un artiste et le seul au début de la série a être en couple.

Il faut aussi compter les personnages dit secondaire qui permettent de clôturer un casting bien fourni.

Enfin, il ne faut pas oublier un personnage clé de la série : la baie de San Francisco.

Là où les séries comme Charmed ou La fête à la maison situaient leurs histoires dans la ville (alors que non), Looking est un guide touristique alternatif de San Francisco.

Ici pas de San Francisco carte postale avec le golden gate bridge ou Pier 39. Ici on découvre les parcs de San Francisco (les lieux de vies des San Franciscains), on se ballade dans le quartier de Mission, on prend le MUNI (transport en commun), on va au seul et unique sauna de la ville, on se ballade près de l’océan avec CARL (le surnom du brouillard) en arrière fond, on discute sur les hauteurs de Sutro Bath ou encore de Berkeley.

Le choix des titres musicaux qui viennent habiller chaque épisodes de la série sont aussi ce qui fait de Looking une petite perle créative. Il ne s’agit pas uniquement d’un habillage, mais surtout d’arriver à  ce qu’un dialogue n’arrivera pas à transmettre alors qu’une musique oui. Cette subtilité se retrouve  dans les bandes annonces de la série qui ont le droit à des versions différentes avant et après diffusion.

Si vous aimez les séries humaines, si vous n’avez pas peur de voir des hommes nus (de temps en temps), d’écouter de la bonne musique, découvrez les aventures de ce groupe d’amis de San Francisco et vous comprendrez pourquoi en 2 saisons et un film Looking deviendra culte avec le temps.



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :