Julia Sarr

Il est une voix qui réchauffe les coeurs. Celle de Julia Sarr, chaude et douce à la fois, nous transporte dans un univers enchanteur où s’entremêlent à l’unisson tonalités africaines et européennes. Si bien que son timbre et sa puissance émotionnelle ont déjà ravi plusieurs grands noms de la musique qui l’ont souhaitée à leurs côtés.

Elle s’est fait remarquer en tant que choriste, avec Christophe Maé, Lokua Kanza, Marcus Miller, Michel Fugain ou sur le dernier album de Francis Cabrel pour n’en citer que quelques-uns. Aujourd’hui Julia Sarr vole aussi de ses propres ailes.

Avec deux albums à son actif, « Set Luna » et  « Daraludul Yow », la jeune-femme prouve qu’elle a tout les atouts pour réussir: une voix superbe qui vous enveloppe et un mélange d’influences qui donnent une tonalité unique à ses projets

Il aura fallu du temps avant que le nom de Julia Sarr figure seul sur un album. Daraludul Yow tire le bénéfice de ces expériences et rencontres diverses. Artiste mûre, Julia opte pour des choix originaux, chantant en wolof une musique inspirée par le jazz autant que par la tradition mandingue. Entourée d’amis que l’on sent attentifs à la soutenir, elle rayonne en douceur, diffusant sa bienfaisante générosité.

Sa voix touchante, ensorcelante et parfaitement maîtrisée aborde en wolof les thèmes de l’amour, de l’exil et de la condition féminine avec grâce.

Un baobab et un piano : l’image évocatrice a servi de canevas à Julia Sarr pour élaborer son album Daraludul Yow. Un rêve, mais aussi un défi, car la chanteuse était consciente que cet instrument reste associé à la culture occidentale et qu’il lui faudrait donc vaincre quelques clichés persistants, même si elle rappelle que Ray Lema, Cheick Tidiane Seck ou encore le projet Retour à Gorée de Youssou N’Dour ont déjà commencé à enfoncer ces frontières mentale.

« Le piano m’a toujours attirée », reconnaît-elle. Il y en avait un, d’ailleurs, « hyper désaccordé, tout abimé, avec l’ivoire tout jaune », qui trônait chez sa grand-mère à Banjul, en Gambie. Elle parle aussi d’un oncle organiste d’église mais les souvenirs musicaux de son enfance au Sénégal la guide davantage vers les kiosques à musique du marché Sandaga, à Dakar, d’où s’échappait la voix de Youssou N’Dour, la première qui l’ait marquée.

Daraludul Yow est un véritable voyage auditif qui, par l’ouverture et la richesses de ses mélodies, nous mène vers des contrées éclectiques avec douceur.



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