Cityscoot : le scooter en libre service

A l’origine je devais appeler cet article J’AI TESTÉ CITYSCOOT mais tout ne s’est pas passé comme prévu. Voici la vidéo de présentation du service :

Retour d’expérience avortée : après une interminable attente de 7 mois pour recevoir une demande d’invitation et une inscription pleine de rebondissements, j’ai tout simplement abandonné le fait de pouvoir utiliser ce service. J’espère que la première impression perçue ne sera pas la bonne concernant l’avenir de Cityscoot.

Si je n’ai pas pu tester le service, malgré des demi journées de travail prise pour assister à l’initiation (comme proposé sur le site jusqu’à l’été 2016) sur le paper Cityscoot vient combler le trou qui manque entre les succès du Vélib et d’Autolib.

Cityscoot propose le scooter en libre service 7 jours sur 7 de 7h à 23h, et essentiellement sur Paris intra muros, voir hyper centre.

La transposition du concept semble avoir quelques difficultés à se greffer au public parisien et cela est bien dommage puisque je reste convaincu de la pertinence d’une telle offre. Malgré une levée de fond à l’été 2016 le succès et la popularité ne sont pas encore au rdv. Plusieurs explications à ce flop sont possible :

  • Le service : même si sur le papier le scooter semble correspondre à une attente des parisiens, le « client type » susceptible de l’utiliser est moins nombreux que celui qui utilise un vélo ou une voiture. En effet il correspond plus à une cible plus fortunée qui ne se souci pas forcement de l’aspect financier et cherche avant tout une solution ultra rapide pour se déplacer dans Paris
  • Le « faux » côté nomade : en étant indisponible après 23h et en se limitant (à ces débuts) à l’hyper centre de Paris, le côté « libre service, sans bornes » est respecté mais avec une limitation dans l’utilisation.
  • Le prix : 0,28€ la minute (sans rechargement) sinon le tarif est dégressif. Par comparaison Autolib en abonnement 0,20 €/minute. Le scooter au prix de la voiture, à moins d’être un service de luxe ou une plus value, le tarif est trop cher.
  • La mairie de Paris : la mairie a soutenu haut et fort les services de Vélib et Autolib, elle s’est en revanche montrée plutôt discrète (pour ne pas dire absente) pour vanter le service Cityscoot. Un article discret se fait le relais sur le site de la mairie. Avec le succès du Vélib auprès du grand public et la non rentabilité de l’offre depuis le déploiement près des communes limitrophes de la capitale, la mairie de Paris ne se risque pas à soutenir un énième service sans une assise stable de son modèle économique.
  • Uber & Co : le succès des VTC sont aussi des freins supposés à Cityscoot. Avec toutes les contraintes actuelles du service, le client se tournera plus facilement vers une offre d’utilisation comme Uber, plus rapide dans la réservation et inscription quasi instantannée.

Alors s’agit-il tout simplement d’un loupé ? Ou d’un accouchement douloureux ?

L’avenir nous le dira, mais au vu de mon expérience personnelle utilisateur et de ce qui englobe cet écosystème, il faudra rapidement pivoter vers une offre moins contraignante pour perdurer, convaincre et ne pas décourager le client par une expérience d’utilisateur pas du tout adaptée au besoin (utilisation, inscription, tarif, absence de communication, etc).

Le taux d’échec des Start Up s’élève à environ 90% (source 1001 STARTUPS), souhaitons à Cityscoot de ne pas venir grossir ce chiffre et de connaitre le succès malgré un état des lieux préoccupant.

Je vous invite à vous faire une opinion par vous même en testant le service et en me donnant votre retour. Je termine cet article en vous renvoyant sur une article qui présente (entre autre) l’aspect technique du scooter qui a été testé par un journaliste à Europe 1.

 

 



Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

%d blogueurs aiment cette page :